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Carmine

Self-service car sharing

Self-service car sharing has never seen before in Morocco. But now, after a successful pilot project in Casablanca in 2015, the service is rolling into cities across the nation. The name behind this alternative to car ownership is the start-up Carmine.  

Stéphanie Jacob, L’Economiste (Maroc)

 

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L'Economiste
Stéphanie JACOB

It’s the perfect match for modern day living : Self-service cars, by the hour or day, accessible 24/7 and with parking, fuel and insurance costs included. This, a first for Morocco, is on offer in Casablanca from the startup Carmine. Now that self-service bikes have rolled into the country, cars are following suit and offer a much-wanted service in the economic capital, burdened with increasing, chaotic traffic. The firm was created in 2014, and tested the waters with a pilot project in July 2015. According to CEO and founder Mohamed Mrani Alaoui, this was, “A period during which we really reached maturity.” There are a whole load of necessary stages when a start-up introduces a new product to the market—running trials on rates, defining parking spaces through a partnership with the city, personalizing technology and getting to know client needs. “People generally thought such a concept would not work in Morocco, an idea confirmed by the amount of time it took us to go into commercial operation. But that pilot period was about making the new service more effective. And then, the hardest part was to find funding. I started out alone with my own savings and we were extra careful until we found investors,”  Mrani Alaoui added.

The deal was finalized when former Minister of Transportation Karim Ghellab signed up to the venture as an associate through his investment fund Massir Invest. This is the kind of backing that helped Carmine effectively expand in mid-October 2017. “We had had other leads before this, but given the capitalistic nature of our business, when an investor makes a proposition, it is usually a combination between the working capital it advances, leasing companies financing the vehicles, and the bank. Bringing these three parties together is very difficult.” To fathom the quality of the service, Carmine must take into account a sample of 40 individual users per shared vehicle; 3600 users in total for the 120 expected vehicles over a span of four years. Rates start at 30 MAD (US$ 3) per hour plus 1 MAD (10 US¢) per kilometer, with a subscription ranging between 290 MAD (US$ 31) for a quarter and 890 MAD (US$95) for a full year — fuel, insurance, and parking included.

Carmine’s corporate philosophy is about more than just offering vehicles and the founder is committed to working towards safer driving habits. In Carmine’s fleet of vehicles in-car technology saves all information related to clients’ driving, be it accelerations or decelerations, turns, speed, etc. When the vehicle runs at 80km/hr on a road where the limit is 60, the company is sent a warning. This information, which remains confidential, is then turned into grades. A client who gets less than 7 out of 10 is given a period of time to improve should they wish to retain their membership. And the other way around: people scoring more than 9 out of 10 benefit from special offers. “This is our way of inciting people to be careful on the road,” the CEO said.

Having trained in actuarial methods in Montreal, then in San Francisco, Mrani Alaoui has always seen himself as an entrepreneur. The idea of a shared car service came to him upon his return to Morocco. ‘I didn’t have a car when I got back to Casablanca. Coming back from the USA, where such services are widespread, while here [Morocco] nothing of this sort was in place, I set myself to work.’ The typical clientele interested in Mr. Alaoui’s service ranges from young professionals such as himself, to people in transit, families or companies in occasional need of a main or secondary vehicle, and university students. A car-sharing service totally suited to the collaborative economy, as is becoming more and more widespread throughout the world.

La formule est dans l’ère du temps. Des voitures en libre service, à l’heure ou à la journée, accessibles 24h/24 7j/7, et inclus dans le prix le stationnement, le carburant et l’assurance. Ce package, une première au Maroc, est l’offre de la startup Carmine à Casablanca. Un service particulièrement attendu dans la capitale économique, qui subit un trafic grandissant et anarchique. Si le Vélib a fait son apparition dans le Royaume, c’est au tour de la voiture d’entrer en scène. Cette société, créée en 2014, s’est fait la main en lançant un projet pilote en juillet 2015. “Une période pendant laquelle nous avons pris en maturité”, déclare le DG et fondateur Mohamed Mrani Alaoui. Tester la tarification, définir les emplacements de parking via un partenariat avec la ville, personnaliser la technologie, connaître les besoins… tout un tas d’étapes obligatoires lorsqu’une startup présente un nouveau produit sur le marché. “Les gens avaient tendance à penser qu’un tel concept ne pouvait pas fonctionner au Maroc, confortés par le temps que nous avons pris pour nous lancer. Mais il s’agissait de mettre cette période pilote au profit de l’efficacité de ce nouveau service. Et puis, le plus difficile a été de trouver des financements. J’ai commencé seul avec mes propres économies, alors nous nous sommes mis en mode tortue pour survivre le temps de trouver des investisseurs”, poursuit-il.

C’est chose faite depuis que l’ancien ministre des transports, Karim Ghellab, s’est lancé dans l’aventure en tant qu’associé, par le biais de son fonds d’investissement Massir Invest. Un gage qui permet le lancement effectif de Carmine à la mi-octobre 2017. “Nous avions eu d’autres pistes avant, mais avec notre business capitalistique, lorsqu’un investisseur fait une proposition, c’est généralement un montage entre le fonds de roulement, qu’il finance, les sociétés de leasing qui, elles, financent les véhicules, et la banque en charge de ce qui va être consommé en actifs. Aligner ces trois interlocuteurs est très difficile”. Alors aujourd’hui, la start-up peut se consacrer à ses ambitions. Pour jauger la qualité du service, il faut se baser sur un effectif de 40 membres par véhicule partagé, ce qui fait pour 120 véhicules ambitionnés sur 4 ans, 3.600 membres. Du côté des tarifs, il faut compter à partir de 30 DH de l’heure, plus 1 DH le km avec des formules d’abonnement entre 290 DH pour le trimestre et 890 DH pour l’année, carburant, assurance et stationnement inclus.

La culture Carmine n’est pas de se limiter à la simple mise à disposition de véhicules. Certains sujets interpellent le fondateur personnellement. Participer à l’amélioration des réflexes de conduite en est un. Grâce à la technologie installée dans le véhicule, toutes les informations liées à la conduite de la personne, que ce soit les accélérations ou décélérations, les virages, la vitesse… sont enregistrées. Quand le véhicule roule à 80 km/h sur une route limitée à 60, la société reçoit une alerte. Ces données, qui restent confidentielles, sont alors transformées en notes. Un client, qui a moins de 7 sur 10, a un délai pour se refaire s’il veut rester membre. A l’inverse, ceux qui dépassent la note de 9 bénéficient d’avantages commerciaux. “C’est notre manière d’inciter à faire attention sur la route », précise le DG.

Formé à l’actuariat à Montréal, puis à San Francisco, Mrani Alaoui s’est toujours vu entrepreneur. Cette idée, il l’a eue en rentrant au Maroc. “Je n’avais pas de voiture en arrivant à Casablanca. Comme je revenais d’Amérique du Nord, où ce service est répandu, et que rien n’existait ici dans ce sens, je me suis lancé”. La clientèle intéressée par cette formule réunit des jeunes actifs comme lui, des personnes en transit, des familles ou des sociétés qui ont un besoin ponctuel d’un premier ou d’un deuxième véhicule, et des universitaires. Un service d’auto-partage qui colle parfaitement avec une économie collaborative, de plus en plus étendue partout dans le monde.

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