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African Climate Reality Project

Waking Up A Continent to Climate Change

No continent will suffer more from global warming than Africa. In a race against time, the African Climate Reality Project is scrambling to educate leaders and the general populace about what they can do.

 

By Charlotte Mathews, Business Day (Nigeria)

 

 

 

Business Day
Charlotte Mathews

This past spring, Cape Town residents were hit with a harsh climate reality check when the government limited their per capita water consumption to 100 litres per day. The measure came as the country’s Western Cape province was experiencing its most severe drought since 1904; suddenly, a lot fewer people were dismissing climate change as some sort of old wives tale.

Of all the continents, Africa is set to be the hardest hit by climate change. The International Panel on Climate Change (IPCC) predicts that by 2020, between 75 and 250 million Africans will experience increased water stress, and that agricultural production of rain-fed crops could drop by as much as 50 percent. The United Nations Environment Programme (UNEP) states that expected global warming of 2˚C would place more than 50 percent of the continent’s population at risk of undernourishment.

Despite these ominous statistics, there is little understanding or knowledge of climate change among the general population. “There is a need to explain climate change in a way that bridges the gap between scientific language and general understanding, in the same way that the discussion about HIV/AIDS in Africa had to be broadened,” said Gillian Hamilton, branch manager of the African Climate Reality Project (ACRP).

Established in 2014 and located in Johannesburg, ACRP is a branch of former US Vice President Al Gore’s Climate Reality Project (CRP). A global movement that is more than 5 million strong, the CRP has a grassroots network of trained Climate Reality Leaders that educate local communities on climate crisis, frequently tapping into local cultures and customs to get their message across.

ACRP counts about 600 climate leaders from 25 different African nations. Members hail from government, grassroots movements and academia, creating a network that shares information and resources in order to mobilise communities across the continent. “We urge people to take climate action now and communicate the urgent need for countries to act on their commitments under the Paris Agreement on Climate Change,” said Hamilton. Current leaders include Francesca de Gasparis from the Southern African Faith Communities Environment Institute (Safcei) and Kenyan Wanjira Mathai from the Partnership on Women’s Entrepreneurship in Renewables (wPOWER).

Hamilton has focused much of the ACRP’s efforts on younger generations (60 percent of Sub-Saharan Africans are under 25) and tailors its communications campaigns accordingly. The organisation also trains youth to work as field journalists, produces radio content and runs climate youth clubs, notably in Uganda and Francophone Africa. The organisation’s Facebook page receives about 7,000 new followers each month, an indication of its popularity and “street cred.”


This past May, Hamilton met with two members from the City of Johannesburg—Tiaan Ehlers, Executive Director of the Environment and Infrastructure Services Department, and Lebo Molefe, Director of Air Quality and Climate Change—to discuss converting the city to 100 percent renewable energy. She was quick to point out that solar power provides 12 times more jobs than coal, saves water and improves residents’ health. The meeting clarified achievements and plans, including the work of Johannesburg Business Forum’s Sustainability Committee. ACRP and the city representatives agreed to continue engaging and holding the City of Johannesburg accountable to its residents.


Hamilton has great ambitions for the ACRP but must make do with limited resources—she has only two full-time staff members. “We are underfunded and understaffed, ” she said. “We need funding to support the work of our volunteers throughout Africa so they can continue their excellent work of educating people and holding their governments accountable.”


The biggest challenge for ACRP is overcoming political inaction and the resistance of country’s utility companies to renewable and circular energy sources. In 2016, for example, South Africa’s state power utility, Eskom, refused to sign agreements brokered by the government to buy renewable energy from vetted private producers.

But the ACRP knows it must persist. It is now the leading advocate of the Carbon Tax Bill, which it hopes to push through parliament after years of deferral. It also plans to expand training programmes and awareness campaigns across the continent. Another priority is convincing more cities to commit to circular economy when they convert their buildings, transportation systems and services to renewable energy.


Hamilton and her team tackle these and other projects as if they were a matter of life or death, because, quite simply, they are.

Au printemps dernier, les habitants du Cap, Afrique du Sud, prennent brutalement conscience de la réalité climatique lorsque le gouvernement limite la consommation d’eau par personne à100 litres par jour. La mesure tombe à un moment où la province du Cap-Occidental souffre de la sècheresse la plus sévère qu’elle ait connu depuis 1904. Soudain, les détracteurs pour qui le changement climatique n’est qu’une histoire de bonnes femmes se sont fait bien moins nombreux.

De tous les continents, l’Afrique sera sans doute le plus fortement impacté par le changement climatique. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) prédit que, d’ici à 2020, 75 à 250 millions d’Africains souffriront de plus de stress hydrique et que la production de cultures pluviales chutera de 50 %. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) affirme qu’un réchauffement climatique de 2˚C exposerait 50 % de la population du continent à des risques de malnutrition.

En dépit de ces statistiques inquiétantes, la connaissance et la compréhension du changement climatique restent faibles au sein de la population. « Il faut expliquer le changement climatique pour réduire l’écart entre le langage scientifique et le bagage du public, de même qu’il a fallu élargir les discussions sur le HIV / SIDA en Afrique », explique Gillian Hamilton, responsable d’antenne de l’initiative African Climate Reality Project (ACRP).

Créé en 2014 et basé à Johannesburg, l’ACRP dérive du Climate Reality Project (CRP) de l’ancien vice-président américain Al Gore. Ce mouvement mondial fort de cinq millions de membres dispose d’un réseau d’équipes de terrain formées – les Climate Reality Leaders – qui renseignent les communautés locales sur les crises climatiques, s’aidant souvent pour cela des traditions et coutumes locales.

L’ACRP comprend près de 600 leaders climatiques venus de 25 nations africaines. Parmi eux, Francesca de Gasparis du Southern African Faith Communities Environment Institute (Safcei) et Wanjira Mathai du Partnership on Women’s Entrepreneurship in Renewables (wPOWER) au Kenya. Issus de services gouvernementaux, de mouvements locaux et du milieu académique, ils constituent un réseau de partage d’information et de ressources afin de mobiliser les communautés sur tout le continent. « Nous exhortons les gens à agir maintenant en faveur du climat et nous insistons sur l’urgente nécessité que les pays fassent ce à quoi ils se sont engagés dans l’Accord de Paris sur le changement climatique », déclare Gillian Hamilton.

Gillian Hamilton dirige les efforts de l’ACRP essentiellement sur les jeunes générations (60 % des habitants de l’Afrique sub-saharienne ont moins de 25 ans) et conçoit peur eux ses campagnes de communication. L’organisation forme également des jeunes au journalisme de terrain, produit du contenu radiophonique et a ouvert des clubs climatiques pour la jeunesse, notamment en Ouganda et en Afrique francophone. Signe de sa popularité et de sa crédibilité auprès de son public, l’ACRP compte 7 000 followers de plus chaque mois sur sa page Facebook.

En mai dernier, Gillian Hamilton a rencontré deux représentants de la ville de Johannesburg : Tiaan Ehlers, directeur des services d’environnement et d’infrastructure, et Lebo Molefe, directrice en charge de la qualité de l’air et du changement climatique. Les discussions ont porté sur la possibilité de convertir la ville à 100 % aux énergies renouvelables. Gillian Hamilton n’a pas manqué de souligner que l’énergie solaire procure 12 fois plus d’emplois que le charbon, économise l’eau et améliore la santé des habitants. La réunion a permis de préciser les attentes et les projets, dont les travaux du Johannesburg Business Forum’s Sustainability Committee. L’ACRP et les représentants de la ville de Johannesburg ont convenu de poursuivre leur engagement et de responsabiliser la métropole vis-à-vis des personnes qui y résident.

Gillian Hamilton nourrit de grandes ambitions pour l’ACRP mais doit faire avec des ressources limitées, dont seulement deux membres à temps complet. « Nous manquons d’argents et nous manquons de mains », déplore-t-elle. « Nous avons besoin de financements pour aider le travail de nos bénévoles partout en Afrique, afin qu’ils puissent continuer leur excellente sensibilisation du public et faire pression pour que leurs gouvernements soient tenus responsables ».

Le plus grand défi de l’ACRP est d’ébranler l’inaction politique et la résistance des entreprises nationales de services publics aux énergies renouvelables et aux ressources de l’économie circulaire. Ainsi Eskom, une entreprise sud-africaine de production et de distribution d’électricité, a refusé en 2016 de signer un accord prévoyant, sous la houlette du gouvernement, l’achat d’énergie renouvelable auprès de producteurs privés habilités.

L’ACRP sait qu’il faudra être persévérant. Il est aujourd’hui à l’avant-poste pour défendre la taxe carbone, une loi qu’il espère faire passer au parlement après des années de report. Il

prévoit aussi d’étendre ses programmes de formation et ses campagnes de sensibilisation sur le continent. Une autre de ses priorités est de convaincre davantage de villes de s’engager dans l’économie circulaire et de convertir leurs immeubles, réseaux de transport et autres services aux énergies renouvelables.

Gillian Hamilton et son équipe s’emparent de ces projets et de bien d’autres comme s’ils étaient une question de vie ou de mort. Parce que, tout simplement, ils le sont.

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